Pendant dix années, j’ai adhéré à cette structure avec la conviction qu’elle constituait un cadre éthique clair, cohérent et protecteur pour les professionnels des arts divinatoires. J’ai accordé
ma confiance à ses discours publics, à ses prises de position et à l’image qu’elle renvoyait d’un engagement ferme contre certaines dérives du secteur, notamment en matière de formations, de
certifications et de promesses de reconnaissance professionnelle.
Comment admettre que cette association permette à un de ses membres de vendre des formations de voyance à plus de 1 800,00 € avec diplôme certifié et reconnu.
J’ai pris conscience d’un décalage entre, d’une part, la fermeté du discours public tenu par cette association contre les formations ou les diplômes reconnus en voyance et, d’autre part, les limites que l'INAD reconnaît quant à son champ d’action réel, notamment en matière de contrôle ou de régulation des pratiques d’un adhérent qui en propose.
Ce cas précis a été porté de manière explicite à la connaissance de la présidence de l’association. Il ne s’agissait pas d’une rumeur ni d’une supposition, mais d’une situation concrète,
identifiable et connue.
La réponse qui m’a été faite a été claire : l’association ne se considère pas comme une instance de contrôle et estime que la question des formations professionnelles ne relève pas de son champ
de compétence. Autrement dit, la situation était connue et l’association a indiqué ne pas intervenir, estimant que cela ne relevait pas de son champ de compétence.
C’est précisément ce choix qui a profondément ébranlé ma confiance. Non pas sur le plan juridique, mais sur le plan éthique. Car, dans le même temps, l’association continue de tenir un discours public ferme dénonçant les formations commerciales en voyance, les certifications symboliques et les promesses de reconnaissance professionnelle, présentées comme des dérives exploitant la vulnérabilité des personnes.
À titre personnel, j’ai eu du mal à comprendre comment ce principe pouvait conserver une portée éthique crédible lorsqu’il ne s’applique pas de manière cohérente et égale, même aux adhérents de
l'INAD.
Cette association semble tolérer en interne ce qui est publiquement condamné.
Il explique aujourd’hui ma décision de prendre mes distances, de mettre fin à toute affiliation et de m’exprimer publiquement sous la forme d’un témoignage personnel, fondé sur mon parcours et mon expérience vécue.
Démarches exercées par l’association
Le 2 février 2026, j’ai reçu un courrier de l’association dans lequel elle contestait certaines de mes affirmations et rappelait que toute diffusion publique de propos relatifs à son
fonctionnement pourrait être considérée comme diffamatoire ou constituer un dénigrement. Le courrier précisait également que l’usage du nom, du logo ou de la qualité de l’association sans
autorisation était interdit et que le dossier avait été transmis à leur avocat.
Le 4 février 2026, mon hébergeur Jimdo a reçu une demande officielle de l’association sollicitant le retrait du logo, de certaines mentions et de propos relatifs à mon expérience personnelle sur la page concernée. Le courrier mentionnait également la possibilité d’engager des actions judiciaires à défaut de retrait rapide.
Le 4 février 2026, j’ai reçu directement une mise en demeure indiquant qu’un constat probatoire avait été établi pour les besoins de la cause. J’ai modifié mon témoignage conformément aux demandes formulées.
Le 5 février 2026, l’INAD a diffusé un communiqué général sur les réseaux sociaux relatif à la protection de sa marque et de son identité visuelle, formulé de manière large et impersonnelle, ce qui a pour effet de diluer une situation précise.
Le 7 février 2026, j’ai reçu un nouveau courrier recommandé, alors même que l’ensemble des éléments précédemment visés avait déjà été retiré ou modifié, et sans qu’aucun nouvel élément litigieux ne soit identifié ou signalé.
La multiplication de ces démarches formelles, conjuguée à la réitération de sollicitations malgré ma coopération et l’absence de trouble actuel, revêt désormais un caractère manifestement disproportionné et s’apparente à une pression persistante excédant le cadre normal de la défense de droits. C’est un harcèlement d’ordre juridique, j’ai entrepris les démarches nécessaires pour faire valoir mes droits. Ces notifications montrent que l’association a exercé des démarches pressantes.
Je laisse chacun libre d’apprécier la nature, la proportionnalité et la finalité des actions engagées par cette association.
Dix années de fidélité, aucune reconnaissance
Pendant plus de dix années, j’ai été adhérent de cette association avec constance, loyauté et engagement. J’ai toujours répondu présent, soutenu publiquement ses positions et adhéré à ses
principes affichés.
La manière dont j’ai été traité lors du désaccord m’a profondément marqué. En l’espace de quelques jours, j’ai reçu une succession de courriers, de messages formels, de mises en demeure, ainsi qu’une intervention directe auprès de mon hébergeur et lettre recommandée.
Ce contraste est brutal : après dix années de fidélité et d’implication, aucune reconnaissance du parcours, aucune considération pour la relation passée. À la place, une gestion exclusivement juridique d’un désaccord, vécue comme une tentative de dissuasion plutôt que comme une discussion entre partenaires de longue date.
À mes yeux, ce constat a achevé de rompre la confiance que j’avais placée dans la gouvernance de cette association. Il explique pleinement ma décision de mettre fin à toute affiliation et de prendre la parole publiquement, sous la forme d’un témoignage personnel, sur ce que j’ai vécu.
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